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D’abord découpés dans du cuir ou des feuilles d’argent, ce type d’ornementations a été retrouvé dans des tombes datant des Royaumes Combattants. Dès cette époque, l’objet découpé adopte les règles de la géométrie et joue sur des symétries inventives.
Mais il faudra attendre l’invention du papier et la dynastie des Han pour voir cet artisanat fleurir (en chinois, la dénomination poétique pour papiers-découpés est “fleurs de fenêtres”) et atteindre le niveau de popularité qu’on lui connaît aujourd’hui.
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D'abord signe de pratique rituelle, avec ses signes porte-bonheur collés sur les fenêtres à l'occasion des fêtes, il est rapidement devenu synonyme de cadeau, puis objet usuel servant comme motif pour broderies ou instrument industriel en poterie, pour finir, dans certains cas, comme véritable oeuvre d'art.
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Mais pour tous les Chinois, il reste porte-bonheur...
La révolution chinoise et la revalorisation des différentes formes d’expression populaire en a fait l’un de ses étendards au même titre que la sauvegarde des minorités ethniques. Dès lors, cet artisanat, à la fois populaire et fortement marqué par les différences culturelles des nombreuses régions chinoises, a connu un regain d’intérêt qui en fait aujourd’hui une manifestation forte de l’âme et de la culture chinoises. |
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