Nous appelons « peinture chinoise » l’art pictural traditionnel exercé en Chine depuis plus de mille ans. Ses racines prennent source dans un mode de pensée original beaucoup plus ancien qui met l’accent sur l’unicité de l’homme et du cosmos et le dynamisme ininterrompu au sein même de cet univers. Plus que la représentation d’une forme, la peinture chinoise recherche à exprimer l’âme, le mouvement interne des êtres.
|
D’une manière générale, la peinture chinoise est composée d’un ou plusieurs poèmes, de calligraphies, d’une image peinte et du sceau de l’artiste. Différentes méthodes doivent être distinguées.
Le but de la peinture chinoise est de réaliser dans la plus grande concision un charme artistique porteur d’un sens touchant l’infinie.
|
 |
En effet, dans la pensée traditionnelle chinoise, l’univers est constitué de souffles (Qi) de diverses densités et toujours en mouvement, source même du vivant. Recréer ces souffles dans une image lui donne vie et établie un lien direct entre l’univers, la peinture et l’homme. Ainsi l’acte de peindre ou de contempler une peinture permet de retrouver l’unité, souvent enfreinte, avec le cosmos. Par là même, la peinture chinoise est plus un art de vivre qu’un simple travail esthétique. « Rime des souffles et mouvement de vie » est, à mon goût, une excellente expression pour saisir le sens de la peinture chinoise.
Les formats utilisés en peinture chinoise sont très variés. Les plus connus sont “ le grand rouleau”, “ le format horizontal ”, “ l’éventail ”, etc.
 |
Les sujets peuvent être des personnages humains, des paysages, des fleurs et oiseaux, des mammifères, des insectes et poissons, de l’architecture, etc. Les sources d’inspiration se trouvent donc directement dans la nature, mais aussi dans les peintures des anciens maîtres.
|
|